Voyage de Marie Jeanne
Mars/Avril 1998

Cette série de séquences relatent le voyage entrepris par Marie Jeanne en 1998. Cette année là m'étant consacré à d'autres horizons, pour ne pas perdre les fabuleux contacts que nous avions noués les années précédentes, profitant de l'importance d'une fête funéraire d'un oncle à Covè, nous avons décidé que Marie Jeanne partirait seule au Bénin.
Face aux enfants, Marie Jeanne n'a pu échappé à l'engouement que provoque l'éclat de leur spontanéité et de leur créativité. Elle s'est attaché principalement aux mimiques des enfants de Vincent, Fréjus, Omer et Chantal, ... Karine et Kiki (la grande soeur et le grand frère) dont nous avions fait la connaissance les années précédentes. Les petits bout de choux avaient déjà terriblement grandis et il était difficile d'échapper à la séduction de leurs grands yeux blancs trônant au dessus de leurs sourires malicieux.
Cette année-là, les Amikpon ont tenu à spécialement honorer Marie Jeanne en organisant une fête où femmes et enfants ont ouvert les festivités par leurs chants et leurs danses. Ce fut ensuite un concert Amikpon. La fête s'est terminée en soirée, tard dans la nuit.
Fidèle à notre démarche de curiosité, Marie Jeanne a rendu de nombreuses visites dans les villages qui se sont bâtis au bord de l'Ouémé, au nord de Porto Novo. Ce fut pour elle l'occasion de photographier la lagune parcourue par son petit peuple de pêcheurs dont les huttes et les cases s'égrènent tout au long du rivage de ce grand fleuve béninois.
Prise de plein fouet dans les fêtes funéraires de l'oncle de Covè, Marie Jeanne a eu l'occasion de photographier les ébats des revenants sortis à l'occasion dans cette ville. Elle a aussi assisté au choeur de deux tambours Sato. Ces immenses tambours, issus d'un rite royal, sont initiés par couple. Ils sont frappés pour les grandes occasions par des orphelins de père, de mère ou des deux à fois. Deux groupes se répondent l'un à l'autre dans le fracas étourdissant des danses et des rythmes sacrés.
Enfin en visite dans le village natal des cousins, Hondji, au Nord de Porto Novo, arrivant un soir, au coucher du soleil, dans les ruelles du village, Marie Jeanne et Vincent ont surpris les acrobaties d'un zangbéto blanc ... Ces masques, fantomes de la nuit, recouverts d'une épaisse robe en rafia et très présents dans les grandes villes du Sud Bénin, sortent généralement la nuit pour exercer un rôle de police ...
Accéder au sommaire résumé :
Les enfants du Bénin
La fête des Amikpon
La lagune de Porto Novo
Des revenants à Covè
Les tambours Sato
Un temple à Covè
Hondji
Le zangbéto de Hondji
La vie à Porto Novo
Enfin, pour ceux qui ont la change de visiter le Bénin, vous pouvez rendre visite aux Amikpon et même leur demander d'organiser un petit récital pour vous. Comme pour nous, Vincent peut vous servir de guide. Pour les joindre au Bénin : quartier DJEGAN-KPEVI, vers le café AKOSSOMBO 1 000 watts (demander la maison Amikpon) - ou écrire à : Vincent ZINSOU - 02 BP 343 - PORTO NOVO- BENIN (attention, les africains écrivent peu et ont du mal à comprendre qu'un service postal pourrait éventuellement fonctionner et rendre d'énormes services..., même pour recevoir du courrier ...). A tout hasard vous pouvez nous joindre par email (webmaster@amikpon.net) nous nous efforcerons de faire suivre.
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